Ne pas confondre échecs et échouages

eépaves

Il y a six ans, sur ce blog, j’ai écrit un billet très court : échec et échouages.

https://biendansnosvies.fr/161-2/

Il est temps de faire un point sur les enseignements et surtout de ne pas confondre échecs et échouages .

“I never lose. I either win or learn.”

https://www.goodreads.com/quotes/9041891-i-never-lose-i-either-win-or-learn

Cette célèbre phrase, attribuée a Nelson Mandela, je l’ai humblement complétée par : si vous saviez tout ce que j’ai appris !

C’est beaucoup plus joli que de dire que je me suis beaucoup « planté ».

Et sans me prendre pour madame « Soleil » il est très probable que j’ai encore pas mal de choses à apprendre.

Petite liste non exhaustive de mes apprentissages.

Je me suis planté en tant que fils.

Il y a plus de trente ans que je n’ai pas vu mon père et cela restera en l’état. 

Je me suis planté en tant que père. Je n’ai pas été celui que mes enfants étaient en droit d’avoir.

Je me suis planté en tant que mari, mais dans ce genre de truc, nous sommes deux, ça atténue un peu les choses.

Je me suis planté dans mon ancien métier :

https://biendansnosvies.fr/jai-ete-victime-du-stress-au-travail/

J’ai accumulé les plantages de projets professionnel entre 2010 et 2018, un peu comme on enfile des perles, une par année.

Je ne te les énumère pas tous, Cher Lecteur de mes trop rares articles.

Cela ressemblerait à une liste à la « Prévert » dans laquelle il n’y aurait toujours pas de ratons-laveurs.

Bref, j’ai beaucoup appris.

Qui dit apprentissage dit mise en pratique.

Sinon, ça sert a rien.

On ne peut rien changer à ce qui a été. 

Poncif, certes, mais il est toujours bien de se le rappeler.

Il est possible de temps en temps de corriger le tir.

De temps en temps, pas à chaque fois.

La relation avec mon père restera lettre morte. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, mais comme le dit J Salomé, dans une relation on est deux a tenir chacun un bout de l’écharpe.

Pour ce qui est des enfants, je fais de mon mieux en répondant présent lorsqu’ils me sollicitent, en les soutenant dans leur chemin de vie.

Je suis très attentif à la qualité de ma relation de couple. J’ai conscience de la chance que j’ai de voyager au côté de la bonne personne. C’est suffisamment rare pour l’avoir mis au centre de ma vie, en avoir fait ma priorité.

Professionnellement, il apparaît évident que je ne serai jamais un homme d’affaires, un startuper, un vendeur de quoi que se soit et dieu (ou le diable) sait que j’ai essayé.

Ce que j’ai appris de plus important (pour le moment).

Je ne suis victime de rien. 

À trop accumuler les apprentissages, sur des bases d’inductions extérieures bienveillantes (t’es nul t’arriveras jamais à rien.) on peut finir par croire qu’on est maudit, qu’on n’a pas de chance et au final , que tout est « forcément » de la faute des autres.

Je connais bien ce refrain, cette mélodie a hanté mon cerveau pendant de très nombreuses années.

Un jour (très tardif)  j’ai pris conscience de mon positionnement de victime et  j’ai décidé d’en sortir, de changer les paramètres, mes croyances .

« Je suis le seul capitaine de mon âme.« 

Alors à partir de ce moment précis, bizarrement, les choses ont commencé à changer et j’ai enfin goûté à la victoire.

Qu’est ce que ça a changé ?

Tout d’abord, j’ai enfin pris le temps de chercher et de trouver ce que j’ai envie de faire ou de continuer à faire.

Il y a mon métier de thérapeute , l’hapto-énergie que j’ai enrichi et formalisé au travers de la formation mise en place l’an dernier. Extraordinaire expérience de rencontre et de partage. Une vraie victoire !

https://biendansnosvies.fr/formation-en-ligne/

En parallèle j’ai laissé renaitre une vielle passion enfouie: la photographie.

Là aussi, après de nécessaires apprentissages, il y a eu des victoires: expositions, ventes.

https://www.philippeloze.com/

Echec, mais pas échouage

Que tu le nommes échec ou apprentissage, force est de constater que ce n’est pas un moment agréable. 

Je sais de quoi je parle: plantage d’un projet pro par an pendant presque dix ans.

Donc tu encaisses l’échec et tu repars. 

Ce n’est pas facile, c’est lassant et décourageant.

Ca n’a pas été une démarche consciente en mode « Warrior » mais plutôt genre « essaie » encore.

Je n’ai pas un mental de compétiteur et je ne suis pas un grand sportif. Ces derniers passent leur vie à se planter. Ils essaient, encore et encore jusqu’à ce que ça passe, ou pas.

Combien ne deviendrons jamais champion du monde !

Il a fallu 50 essais pour que la fusée Arianne décolle. Un enfant tombe des centaines de fois avant de mettre un pied devant l’autre.

Le plus important, ce qui compte le plus, c’est de ne pas rester échoué, jamais.
Il faut repartir, éventuellement dans une nouvelle direction, mais repartir toujours.