Il y a souvent un élan et une hésitation. L’élan vers un accompagnement par un homme, parce que l’énergie masculine peut être soutenante, structurante, rassurante. Et l’hésitation, parce que le corps, parce que le toucher; mais surtout les abus dont on entend parler viennent réveiller des peurs bien réelles. Se poser des questions avant de choisir est non seulement légitime, c’est une forme de protection saine.
Dans mon parcours de thérapeute, j’ai rencontré tellement de souffrance féminine imputable aux hommes que j’ai pleinement conscience de la profondeur de ce problème et de la méfiance qu’il peut susciter. C’est aussi ce qui m’engage à poser un cadre clair, respectueux et sécurisant dans ma pratique, notamment dans mes séances d’hapto-énergie.
Si tu souhaites mieux me connaître avant de choisir un accompagnement, tu peux consulter la page
« À propos » ou parcourir les autres articles du blog sur biendansnosvies.fr.
Dans cet article, je te propose 7 repères concrets pour t’aider à sentir si tu peux te sentir en sécurité avec un thérapeute homme. Ce ne sont pas des « règles absolues », mais des points d’attention pour t’aider à écouter ce qui est juste pour toi.
1. Un cadre clairement expliqué dès le début
Dès le premier contact (mail, téléphone ou séance), un thérapeute professionnel te présente son cadre de travail sans que tu aies à le réclamer. Il te décrit comment se déroule une séance, ce qui est prévu ou non (parole, toucher, type de toucher, temps d’échange avant/après…), la durée, le tarif, les modalités d’annulation. Plus le cadre est clair, moins il y a de place pour le flou… et pour les dérives.
À l’inverse, si tu as l’impression que « on verra sur le moment », que rien n’est vraiment posé, ou que tes questions reçoivent des réponses vagues, c’est déjà une information. Tu as le droit d’avoir besoin de clarté pour te sentir en confiance.
Tu peux aussi te référer aux recommandations générales sur le choix d’un professionnel de l’accompagnement, par exemple sur le site de la Haute Autorité de Santé, pour compléter ces repères.
2. Un discours simple et net sur le corps et la sexualité
Un thérapeute qui travaille avec le corps – homme ou femme – doit pouvoir parler du corps de manière simple, posée, sans gêne excessive ni grivoiserie. Il peut te dire quelles zones sont touchées, lesquelles ne le sont pas, si tu gardes tes vêtements, dans quelles situations certains vêtements peuvent être retirés, et pourquoi.
Ce qui doit t’alerter : les blagues ambiguës, les sous-entendus, les formules « tu verras bien », ou des réponses qui esquivent vraiment ce que tu demandes. Si la question du corps et de la sexualité te met déjà mal à l’aise pendant l’échange, écoute ce malaise : il est là pour te protéger.
Tu peux aussi lire mon article sur la façon dont j’aborde le corps en séance d’hapto-énergie ici :
comment se déroule une séance d’hapto-énergie.
3. Un consentement explicite, à chaque étape
Un point essentiel : ton consentement n’est jamais acquis une fois pour toutes. Un accompagnement respectueux passe par un oui clair, à chaque étape, et par le droit constant de changer d’avis.
Concrètement, cela veut dire qu’avant toute proposition de toucher, le thérapeute t’explique ce qu’il souhaite faire et te demande explicitement ton accord. Il t’invite à dire non, à poser des limites, à ajuster. Si tu dis non, c’est pleinement accueilli, sans pression, sans insistance, sans que tu aies à te justifier.
Dans ma pratique, il m’est arrivé que des femmes se sentent mal à l’aise ou inconfortables simplement avec mes mains posées sur leurs épaules, même après avoir annoncé ce que j’allais faire et demandé leur accord. Dans ces cas-là, ce n’est pas grave : on arrête immédiatement, on enlève le contact, on remet des mots sur ce qui se passe, et on cherche ensemble une façon de continuer qui respecte pleinement leur ressenti.
Si tu souhaites mieux comprendre ce qu’est le consentement dans la relation d’aide, tu peux trouver des ressources utiles sur des sites comme ONU Femmes ou stop-violences-femmes.gouv.fr.
Si tu sens qu’on insiste, qu’on minimise tes réticences, ou que tu te retrouves à accepter pour « ne pas décevoir », c’est un signal précieux. Tu as le droit de dire stop à tout moment, même en plein milieu d’une séance.
4. Une posture professionnelle, pas de séduction
La façon dont le thérapeute se tient avec toi en dit long : son regard, sa posture, ses mots, sa tenue, le cadre de la pièce.Tu viens pour être accompagnée, pas pour être séduite.
Là où une présence professionnelle se ressent comme stable, centrée, respectueuse, une posture de séduction se reconnaît souvent à des compliments appuyés sur ton physique, à des regards insistants, à des propos ambigus ou à une proximité corporelle qui n’a pas vraiment de raison d’être.
Tu n’as pas à « faire avec » en te racontant que c’est toi qui exagères.
Si tu sors d’un rendez-vous avec la sensation d’avoir été « draguée » plus qu’accompagnée, écoute cette impression. Un thérapeute n’est pas là pour combler sa propre solitude ni ses propres besoins affectifs.
Pour approfondir la question de l’éthique dans la relation d’aide, certains codes de déontologie sont librement consultables en ligne, par exemple ceux de fédérations de psychothérapeutes ou de praticiens en relation d’aide.
5. Un espace où tes peurs et tes limites ont leur place
Dans un accompagnement, surtout lorsqu’il y a une dimension corporelle, il est normal que des peurs remontent. Peur d’être jugée, peur de déranger, peur de ne pas être crue, peur de dire non.
Un thérapeute fiable te laisse de la place pour les nommer. Tu peux lui dire « je suis mal à l’aise », « j’ai peur que… », « je ne veux pas ça », « j’ai besoin que la porte reste ouverte/fermée », etc. Et ces paroles sont accueillies comme des informations précieuses pour ajuster le cadre, pas comme un problème.
Si, au contraire, tu as l’impression que tes peurs dérangent, qu’elles sont minimisées ou retournées contre toi, c’est une bonne raison de te questionner sur la suite de l’accompagnement.
J’aborde souvent ces questions de limites et de respect du rythme dans mes accompagnements en
hapto-énergie, où la sécurité intérieure est une base de travail.
6. Une éthique visible : formation, supervision, cadre légal
Personne n’est au-dessus du cadre. Un thérapeute sérieux peut te dire clairement dans quelle approche il a été formé, sur combien de temps, avec qui, et comment il continue de se remettre en question (supervision, analyse de pratique, formation continue…).
Tu peux aussi regarder s’il adhère à un code de déontologie (ce n’est pas mon cas…), comment il parle du secret professionnel, de la confidentialité, et de ce qu’il fait en cas de situation délicate. Ce n’est pas « du détail administratif » : ce sont des garde-fous concrets pour toi.
N’hésite pas à poser des questions sur ces points. Un thérapeute à l’aise avec son éthique te répondra simplement, sans se braquer, et te laissera le temps de sentir si cela te convient.
Tu peux également te renseigner auprès d’organismes d’information au public, comme service-public.fr, pour mieux comprendre le cadre légal général et les recours possibles en cas de problème.
7. Ta boussole intérieure : écouter ton ressenti
Au-delà de tous les critères, il reste quelque chose de très simple et très fin : ton ressenti. Comment te sens-tu avant de prendre rendez-vous, pendant l’échange, en arrivant sur place, en repartant ?
Tu peux te poser quelques questions très directes :
- Est-ce que je me sens respectée dans ce lieu, avec cette personne ?
- Est-ce que quelque chose se referme en moi, ou est-ce que je sens un peu plus d’espace ?
- Est-ce que j’ai l’impression de pouvoir dire non ici ?
Si quelque chose en toi dit clairement « non » ou « attention », même si tu ne peux pas l’expliquer avec des mots, tu as le droit absolu d’écouter cette voix. Tu peux décider de ne pas revenir, ou de ne pas prendre rendez-vous, sans culpabilité.
D’autres articles du blog, comme ceux consacrés à l’écoute de soi ou à la relation au corps, peuvent aussi t’aider à affiner cette boussole intérieure sur biendansnosvies.fr.
En guise de mot de la fin
Choisir un thérapeute homme quand on est une femme peut être un chemin précieux pour se réconcilier avec le masculin, avec son corps, avec la confiance. Mais cette ouverture n’a de sens que si elle s’appuie sur un cadre solide, une éthique claire et le respect profond de ton rythme et de tes limites.
Si tu hésites, autorise-toi à poser toutes tes questions avant même de prendre rendez-vous. Un thérapeute sérieux prendra le temps d’y répondre simplement, et t’invitera surtout à écouter ta propre boussole intérieure.
Si tu souhaites en savoir plus sur mon approche et sur les séances que je propose, tu peux visiter la page d’accueil de mon site : biendansnosvies.fr, ou découvrir plus en détail les séances d’hapto-énergie.
Une dernière chose, dans mon cabinet il n’y a toujours pas de raton-laveur…
