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La Difficulté d’Être un Homme Thérapeute avec une Clientèle Majoritairement Féminine

séance de soins énergétiques

Être un homme thérapeute avec une clientèle majoritairement féminine

Être un homme qui pratique l’hapto-énergie, avec majoritairement des femmes en face de soi, ce n’est pas neutre.
Mes séances se déroulent en présentiel, en tête-à-tête, dans un cabinet fermé, et je pose  mes mains sur les épaules… sans que mes clientes ne se déshabillent à aucun moment.
Dit comme ça, tout a l’air simple. Dans la réalité, c’est plus subtil.

Ce que cela implique vraiment

Nous vivons dans un contexte où le toucher est à la fois recherché (pour se détendre, se recentrer) et méfié (par peur des dérives, des abus, des malentendus).
Certains confrères ostéopathes se sont retrouvés devant les tribunaux, voire aux assises, après des plaintes de clientes qui ont mal interprété des gestes pourtant présentés comme techniques.
Impossible de faire comme si cela n’existait pas.

Dans ce cadre-là, être un homme, seul avec une femme dans une pièce fermée, change forcément la manière de travailler.
Pas question de s’en remettre au “bon sens” ou à la “confiance spontanée”.
Il faut un cadre clair, explicite, répété.

Mon protocole : rien n’est implicite

Dans mes séances, le geste sur les épaules n’est jamais anodin.
Il s’inscrit dans un protocole très simple, mais non négociable :

  • J’explique ce que je vais faire, pourquoi, et dans quel but.
  • Je demande l’autorisation avant de poser mes mains.
  • Je renouvèle cette demande à chaque séance, pour chaque personne, même les clientes de longue date.
  • Je reste sur des zones neutres et clairement définies : les épaules, le haut du dos, parfois la tête, jamais plus.

Ce protocole est devenu ma norme.
Mes clients le connaissent, ils savent que rien n’est “sous-entendu” ou “improvisé”.
Cela me permet de garder un cadre clair, respectueux, et aussi – soyons honnête – de me protéger autant que possible en cas de malentendu.

La réalité du tête-à-tête

Le fait que la séance se déroule en face à face, porte fermée, avec une majorité de femmes, crée une intimité particulière.
Pas une intimité “personnelle”, mais une proximité émotionnelle et énergétique.
Chacune vient avec son histoire, ses blessures, ses peurs… et parfois ses projections.

Mon rôle est de rester à ma place de praticien : présent, engagé, mais jamais dans la séduction, la fusion ou la confusion des rôles.
Cela demande une vigilance intérieure permanente, et une bonne dose d’honnêteté vis-à-vis de soi-même.

Continuer à exercer en conscience

Ce contexte m’oblige à ne pas travailler en “pilotage automatique”.
Formation continue, réflexion éthique, supervision quand c’est nécessaire, et écoute des retours des clientes font partie du métier, autant que la pratique énergétique elle-même.

En parler ouvertement ici, sur
biendansnosvies.fr,
fait aussi partie de la démarche : poser les choses noir sur blanc, expliquer comment je travaille, à quoi ressemble concrètement une
séance d’hapto-énergie,
et pourquoi ce cadre est aussi important pour vous que pour moi.

Au fond, l’hapto-énergie reste une rencontre : entre une personne, son énergie, son histoire… et un praticien qui fait de son mieux pour que ce moment se vive dans le respect, la sécurité et la clarté.

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