Faire confiance à sa petite voix intérieure peut éviter bien des problèmes.

Un article paru dans la presse ces derniers jours a fait remonter à ma mémoire une très amère madeleine.

Il m’a rappelé au combien, il était important de bien tendre l’oreille et surtout d’écouter… La petite voix.
C’est cette petite chose, ce petit “truc” à l’intérieur de chacun de nous qui se manifeste de temps en temps et que bien “entendu” nous n’écoutons pas assez souvent.
Et proutant, si j’avais sus…
Mais je savais et je n’ai pas écouté.

Faire confiance à sa petite voix intérieure peut éviter bien des problèmes...

Laissez-moi vous conter une histoire.

Il était une fois, toutes les histoires commencent comme ça, pas de raison de déroger à la règle.
Il était une fois, dans un merveilleux royaume, des amoureux qui souhaitaient construire leur “home sweat home”.
Oui, je sais, normalement une histoire commence au moment ou elle rencontre son prince charmant, mais nous allons commencer notre récit, là ou généralement il se termine: ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.
Là ou tout semble évident, mais ou dans la vrai vie des gens les choses sont a même de se compliquer un peut.
Donc, en résumé, ils se sont rencontrés, ils s’aiment.

Pour mettre  leur amour  bien au chaud, il ne leur manquait qu’un petit nid “d’amour”.
Ils partirent à la recherche du lieu idéal pour l’abriter.
Ils cherchèrent longtemps un bien à restaurer, leur cahier des charges n’était pas exigent sur le bâti, par contre il l’était pour ce qui concerne le terrain en raison de la présence de chevaux. Normal vu que le prince avait son cheval noir et la princesse, son cheval alezan et son cheval blanc. Ben oui, ou les oublie souvent les destriers !
Après plusieurs mois de recherche infructueuse, au moment ou ils allaient renoncer la princesse trouva le terrain idéal, ne restait plus qu’a y construire le nid.

Pour la suite de notre récit, permettez-moi de passer en mode “témoignage direct”.

J’avais déjà restauré plusieurs maisons.

J’en connaissais les affres et je me suis dit que “faire construire” serait bien plus reposant.

Je me suis mis en quête d’un constructeur de maison ossature bois.

Quête est un terme juste, tant la chose s’est avérée compliquée.

Après plusieurs tentatives contacts et rendez-vous, j’étais bredouille.

Le seul véritable contact n’as cessé de nous dire que notre projet était impossible a réaliser (ce en quoi il se trompait puisque c’est de cet irréalisable projet  que je vous écris) . Il nous présenta “son” projet idéal pour nous, arguant qu’il avait totalement saisi notre personnalité et le bien qui lui correspondait.

Son projet ne nous a pas plus et nous ne l’avons plus jamais revu.

Il me restait UN rendez-vous.

Le bonhomme est apparu à ma porte.

Bedonnant, costard trois pièces marron, cravate terne et chaussures pointues …

Le commercial dans toute sa “splendeur”…

Je déteste les commerciaux (pas tous, mais presque).

Donc tout mes voyants se sont mis au rouge et ma petite voix m’a HURLE “pas lui, n’y va pas !!!

Et moi, je ne l’ai pas écouté.

Bien plus encore, et je ne me l’explique toujours pas pourquoi  je lui ai fait confiance. La puissance du verbe, l’art de convaincre…
Tout est possible , tout est réalisable et à votre budget était son argument principal,  celui que je souhaitais entendre.

Au début tout c’est bien passé.

Papiers en règle, certificat d’assurances, attestations professionnelles… Normal, mais je suis méfiant.

Je n’ai pas aimé sa façon de financer le chantier. Je pensais payer à l’avancement des travaux, mais lui demandais a l’être lors de la mise en chantier. Il avait les arguments, expliquant que pour ce type de construction les choses se faisaient comme ça.

Mais bon, les chosent avançaient: les plans, le permis…

Il faut dire qu’il était assisté de Michel. C’est un personnage très important de mon histoire. Tant que les chosent dépendaient de lui, elles se sont bien passées.

Les choses ont commencé à se compliquer lors de la mise en chantier.

Des erreurs sur la dalle, mais surtout un tas de bois.

Normalement, les panneaux de la maison auraient dû arriver pré-fabriqués. C’est même a cause de ça qu’il nous fallait payer en avance.

En fait “l’artisan” en charge de la construction de l’ossature et de la charpente a tout construit sur place. Mais bon, le chantier avançait…

Première réunion, la maison est quasiment montée.

Le zozo (charpentier) ne sait pas lire un plan, il se plante (60 centimètres)  dans l’emplacement des poutres maîtresses.

Y a plus qu’a tout démonter.

Et, je lui sauve la vie. Je trouve que c’est mieux comme ça (et c’est vrai). Donc il peut continuer ,  il m’aime et m’est reconnaissant , enfin normalement.

Vient le temps de la couverture de la maison.

On prend du retard( ça commence ) parce que le “zozo” n’a pas pensé a commander la charpente qui, elle aussi, devait arriver pré-fabriquée (vous vous souvenez, on a payé pour ça).

Le gars est charpentier couvreur et il ne commande pas la charpente !

Donc, après mails, relance etc… Re tas de bois devant la maison. Cette fois, c’est la charpente. Mais qu’a cela ne tienne, elle sera bien mieux car faite directement sur place et donc parfaitement adapté a la maison, dés fois que celle pré-fabriquée aurait été trop grande ou trop petite… Et moi, je gobe tout ça.

Enfin, la maison est couverte. La première partie, parce qu’il y en a une seconde. Et là, le gars se trompe dans la pente de toit( photo ci-dessous)

C’est mon amoureuse qui s’en rend compte (les princesses ont le compas dans l’œil) . Je n’y crois pas. Je vérifie avec un niveau. Non seulement il s’est trompé, mais en plus la charpente de cette partie est totalement a refaire tellement il a “salopé” le travail. Si je l’avais fait de mes mains, elle aurait été bien mieux réalisée.

Je le crois pas, je suis furax, je sauve la mise au gars et il pourrit le chantier.

 

Donc photos, lettres recommandés, réunion de chantier… Et là, encore merci a Michel. Il va vérifier et revérifier et exiger de tout refaire et de tout renforcer.

On démonte et on refait.

A ce moment précis, j’ouvre les yeux (enfin) . Je commence à regarder les règles de mise en oeuvre de la couverture et je me rends compte que tout est fait en dépit du bon sens. A terme on risque de prendre le plafond sur la tête. Il faut tout re-refaire.

J’exige la mise en conformité. Ça de passe mal. Le zozo dit que ça ne lui a pas été demandé, bien sûr ! c’est a moi de lui demander de construire dans les règles de l’art… c’est qui le pro ?

On rentre en procédure, avec l’appuis  du “constructeur” qui bien évidemment  est de notre côté. Les cons et les escrocs ça ose tout…

Le zozo exige d’être payé avant de reprendre les travaux. Ben non, il ne  faut pas pousser et de toutes façons nous n’avons plus envie de le voir sur le chantier.

4 mois de retard.

La maison prend l’eau, c’est du bois, elle risque de pourrir sur place.

15 août midi je décroche le téléphone, le zozo répond. Je lui impose l’abandon du chantier sous la menace de déclencher une procédure en référé et de couler sa boite (coup de bluff, il employait  des gars qui apparemment bossaient  au noir).

15 août 17h je reprends la main sur mon chantier.

On a refait  totalement la couverture, renforcé ce qu’il y avait  à renforcer et fait en sorte que notre maison tienne debout.

J’avais “commandé” la maison hors d’eau hors d’air, ce qui m’a permis de prendre la main, de m’organiser avec les bonnes personnes (enfin) et de limiter les dégâts.

Tant bien que mal, nous avons pu mener notre chantier a son terme, grâce a Michel notamment qui est venu faire le bardage et nous a aidé tout au long de cette période difficile. 

Je n’ai plus jamais vu le “constructeur”. A chaque fois que je suis allé a son officine histoire d’avoir une explication et de lui dire ma façon de penser, celle-ci était fermée. J’ai su plus tard qu’il s’enfermait a l’intérieur. 

 

Épilogue:

Nous sommes arrivé au bout de notre construction avec un peu plus de six mois de retard.

Les certificats d’assurances du constructeur étaient faux ainsi que toutes les attestations professionnelles.

Nous avons pris conseils auprès d’un avocat. Si nous n’avions pas obtenu l’abandon de chantier la maison aurait pourri sur place. Le temps de la justice s’accommode assez mal avec les impératifs de mise hors d’eau hors d’air.

Lorsque nous avons  pris la décision de construire, j’avais dit à mon amoureuse, en plaisantant,  que si notre couple survivait à cette épreuve, c’est qu’il était solide.

Je n’imaginait  pas alors toute la souffrance que cela impliquerai.

Nous voulions juste  construire notre maison.

Malgré tout,  nous avons eu beaucoup de chance, ce ne fut malheureusement pas le cas de tout le monde.

Cet escroc a fait beaucoup de victimes dans notre région (voir l’article).

Je pense  fort à ces familles qui sont dans des situations très compliquées.

Note pour plus tard: écouter la petite voix.

Bonne nouvelle, notre conte de fées continue…

Je vous invite a aller lire l’article:

https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/37930/reader/reader.html?fbclid=IwAR2rblGFDMoVTMwSNzBJTAwQo8bvhiVU5_dVDuoheL6byqi_S7Y-ZmX00q8#!preferred/1/package/37930/pub/55014/page/11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *